BASE DE DONNEES SUR LES
ACTES DE TERRORISME
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La Base de Données sur les actes de Terrorisme (BDT) a été initialement ouverte au public le 22 septembre 2005 avec, à ses débuts, un accès via les sites Internet du Ministère de l'Intérieur et de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS). S'il existe depuis longtemps sur Internet de nombreuses et parfois excellentes sources d'information sur le terrorisme, la BDT a été, à notre connaissance, la première tentative de couvrir dans la durée l'ensemble des données concernant l'ensemble des actes de terrorisme affectant un pays ou ses intérêts dans le monde. Les actes recensés dans la BDT démarrent en 1965, le milieu des années soixante marquant pour notre pays la charnière entre la violence liée aux conflits de la décolonisation et l'avènement progressif des terrorismes contemporains : "noir", "rouge" et moyen-oriental. La BDT examine aussi, sans limitation de date, le défi du terrorisme dit NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).

La BDT couvre de l'ordre de 1600 actes de terrorisme, sur une période de près de 50 ans, c'est-à-dire une moyenne de deux à trois actes par mois. La gravité de ces faits varie dans d'immenses proportions, depuis le "pétard mouillé" faisant plus de peur que mal, jusqu'aux drames de l'hyperterrorisme. Dans leur infinie variété, les actes recensés répondent néanmoins aux critères énoncés dans la décision-cadre du 22 juin 2002 de l'Union Européenne concernant les infractions terroristes. La BDT s'en tient par ailleurs aux seuls actes assortis de violences.

L'équipe de la Fondation pour la Recherche Stratégique, seule responsable du contenu et de l'organisation de la base de données, utilise uniquement des sources non privilégiées pour décrire et analyser les actes de terrorisme dans le respect du droit des personnes : si la BDT peut le cas échéant connaître des lacunes de ce fait, elle se garantit aussi par ce biais contre le recours à des sources secrètes, donc susceptibles de manipulation. Nous nous sommes efforcés de vérifier et de recouper au mieux les informations disponibles. Si l'exercice est parfois difficile, il est faisable pour une raison simple : tout acte de terrorisme s'inscrit dans une logique de publicité. Ce n'est donc pas la matière première qui manque en termes de données : le tout est de faire le tri. Ce critère de publication permet aussi d'éliminer les actes de violence qui sont purement crapuleux dans leurs objectifs, leurs motivations et dans leur absence de volonté de terroriser.

La BDT connaît quelques limites que nous lèverons progressivement dans les versions ultérieures. Nous nous sommes par exemple tenus à ce stade à un traitement limité des actes de terrorisme en Corse. Pour l'ensemble de la période suivant les événements meurtriers d'Aléria (1975), ont été recensés les seuls actes s'étant traduits par des conséquences d'une gravité particulière (mort d'homme notamment). Ce choix provisoire reflète la difficulté à traiter le nombre immense d'attentats commis dans l'Ile de Beauté. Enfin, la BDT est centrée à ce stade sur notre pays et ses intérêts à l'étranger. Cependant, nous tenterons d'élargir le spectre de la base en embrassant progressivement les actes visant aussi les autres Etats membres de l'Union Européenne.

Le contenu de la BDT sera constamment rafraîchi : sa finesse de résolution, pour employer le jargon du monde du traitement de l'information, est ainsi appelée à s'accroître au fil des mois et des ans. D'ores et déjà, elle permet d'établir des corrélations utiles et de dégager les tendances lourdes, travail qui aurait été impossible en l'absence d'une série temporelle très longue et d'un recensement aussi exhaustif que possible.

La BDT s'inscrit ainsi dans l'effort d'organisation de longue durée de notre pays et de notre société par rapport à une forme de violence qui n'est pas appelée à disparaître de sitôt, et dont la gravité croît avec l'abaissement des barrières technologiques, financières et politiques en matière de maîtrise des moyens de destruction de masse.